 L'aménagement
Affiche
(format JPG, 5 393 Ko)
La forêt mosaïque : ou l'art de s’inspirer
de la nature
Les coupes forestières resteront toujours
des interventions qui perturbent l’équilibre de la
forêt
boréale.
La Forêt Montmorency travaille, depuis sa création, à diminuer
les impacts nuisibles causés par ces interventions.
Suivre l'exemple de dame nature
Aménager la forêt en s’inspirant de la nature,
voilà la solution! Comment y arriver ? En observant ce qui
s’y passe. En milieu naturel, deux perturbations affectent
la sapinière à bouleau blanc; les épidémies
de tordeuse des bourgeons de l’épinette et les chablis
(arbres renversés par le vent). Une coupe forestière
inspirée de la nature devrait calquer de son mieux les perturbations
dans la forêt, ce que s'efforce de faire la Forêt Montmorency
avec le modèle d’aménagement de la forêt
mosaïque. Le principe de base : les perturbations naturelles
sont remplacées par des interventions contrôlées
par l’humain. Par exemple, au lieu de laisser la tordeuse
dévaster la forêt, on récolte les arbres avant
qu’ils ne deviennent vulnérables à une telle épidémie.
L’aménagement personnalisé pour de meilleurs
résultats
Dans les aménagements réalisés à la
Forêt Montmorency, les peuplements sont considérés
sur une base individuelle et non de façon regroupée.
Le but visé est de faire en sorte que les aménagements
conviennent mieux aux caractéristiques de chaque peuplement.
Un trio d'âges
La sapinière à bouleau blanc comporte naturellement
des peuplements d’âges variés. Comment recréer
cette mosaïque d’âges sur le territoire de la
Forêt Montmorency ? Par la règle du tiers. Ce qui
veut dire que sur le territoire, il doit y avoir un tiers de forêts
en régénération, un tiers de jeunes forêts
et un tiers de forêts matures. Une petite partie (5 à 10
%) se compose de forêts surannées, c’est-à-dire âgées
de plus de 70 ans. On réussit à recréer cet
ensemble d’âges variés en répartissant
les coupes dans le temps.
Petites ou grandes coupes ?
Une épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette
s’étend parfois sur de très grandes superficies
tandis que certains chablis couvrent de petites étendues.
Comment recréer cette situation ? Par la règle du
10-20-30, qui représente trois classes de superficie de
coupes : moins de 10 ha, entre 10 et 30 ha et entre 30 et 100 ha.
Chaque classe doit compter pour un tiers du territoire. L’objectif
est de répartir la superficie des coupes le plus naturellement
possible.
Priorité sapin !
La Forêt Montmorency d’origine, telle qu'elle était
avant les interventions humaines, se composait de plus du trois
quart de résineux. Principalement de sapin à 95 %
! Le modèle d’aménagement de la forêt
mosaïque, rappelons-le, se veut proche de la nature. Comment
arriver à se conformer à la composition végétale
caractéristique de la forêt d’origine ? En s’assurant
que la régénération qui s’installe se
compose des mêmes essences d’arbres que celles qui
ont été coupées. Si cette régénération
ne se produit pas naturellement, on donne un coup de main à la
nature en plantant de jeunes arbres. |