Aménagement durable des forêts

L'aménagement

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La forêt mosaïque : ou l'art de s’inspirer de la nature

Les coupes forestières resteront toujours des interventions qui perturbent l’équilibre de la forêt boréale. La Forêt Montmorency travaille, depuis sa création, à diminuer les impacts nuisibles causés par ces interventions.

Suivre l'exemple de dame nature

Aménager la forêt en s’inspirant de la nature, voilà la solution! Comment y arriver ? En observant ce qui s’y passe. En milieu naturel, deux perturbations affectent la sapinière à bouleau blanc; les épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette et les chablis (arbres renversés par le vent). Une coupe forestière inspirée de la nature devrait calquer de son mieux les perturbations dans la forêt, ce que s'efforce de faire la Forêt Montmorency avec le modèle d’aménagement de la forêt mosaïque. Le principe de base : les perturbations naturelles sont remplacées par des interventions contrôlées par l’humain. Par exemple, au lieu de laisser la tordeuse dévaster la forêt, on récolte les arbres avant qu’ils ne deviennent vulnérables à une telle épidémie.

L’aménagement personnalisé pour de meilleurs résultats

Dans les aménagements réalisés à la Forêt Montmorency, les peuplements sont considérés sur une base individuelle et non de façon regroupée. Le but visé est de faire en sorte que les aménagements conviennent mieux aux caractéristiques de chaque peuplement.

Un trio d'âges

La sapinière à bouleau blanc comporte naturellement des peuplements d’âges variés. Comment recréer cette mosaïque d’âges sur le territoire de la Forêt Montmorency ? Par la règle du tiers. Ce qui veut dire que sur le territoire, il doit y avoir un tiers de forêts en régénération, un tiers de jeunes forêts et un tiers de forêts matures. Une petite partie (5 à 10 %) se compose de forêts surannées, c’est-à-dire âgées de plus de 70 ans. On réussit à recréer cet ensemble d’âges variés en répartissant les coupes dans le temps.

Petites ou grandes coupes ?

Une épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette s’étend parfois sur de très grandes superficies tandis que certains chablis couvrent de petites étendues. Comment recréer cette situation ? Par la règle du 10-20-30, qui représente trois classes de superficie de coupes : moins de 10 ha, entre 10 et 30 ha et entre 30 et 100 ha. Chaque classe doit compter pour un tiers du territoire. L’objectif est de répartir la superficie des coupes le plus naturellement possible.

Priorité sapin !

La Forêt Montmorency d’origine, telle qu'elle était avant les interventions humaines, se composait de plus du trois quart de résineux. Principalement de sapin à 95 % ! Le modèle d’aménagement de la forêt mosaïque, rappelons-le, se veut proche de la nature. Comment arriver à se conformer à la composition végétale caractéristique de la forêt d’origine ? En s’assurant que la régénération qui s’installe se compose des mêmes essences d’arbres que celles qui ont été coupées. Si cette régénération ne se produit pas naturellement, on donne un coup de main à la nature en plantant de jeunes arbres.


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